Villa Colette Cap Ferret Starck Julius Hirtzberger exterior and landscape B0076193 Villa Colette

Villa Colette, le Cap Ferret réinventé par Philippe Starck

Le regard quitte un instant la Méditerranée pour rejoindre les lumières plus changeantes du bassin d’Arcachon. Au Cap Ferret, Villa Colette ouvre une nouvelle parenthèse de villégiature face à l’eau. Imaginée par Laurent Taïeb et dessinée par Philippe Starck, cette maison-hôtel de 28 chambres et suites cultive une hospitalité sensible, élégante et décontractée. Terrasse ouverte sur le bassin, restaurant lumineux, bar confidentiel et escapades en pinasse composent un art de vivre atlantique, où le design accompagne le paysage sans jamais chercher à le dominer.

Photographies : Julius Hirtzberger

Une maison-hôtel face au bassin
Au Cap Ferret, le luxe tient souvent à une somme de détails. Une lumière sur l’eau, l’odeur des pins, une silhouette de bateau, une terrasse qui regarde la baie. Villa Colette s’inscrit dans ce paysage sans chercher à le dominer. Posée face au bassin d’Arcachon, au cœur du village, l’adresse préfère l’esprit d’une maison de vacances à celui d’un hôtel démonstratif. On y arrive à pied, à vélo, parfois en bateau. On ouvre une fenêtre, on regarde l’horizon, puis la journée peut commencer sans programme trop précis. Derrière son architecture d’inspiration XIXe, la maison réunit 28 chambres et suites, un restaurant, un bar, une terrasse et des espaces pensés pour accompagner le rythme du Cap Ferret. Rien n’y paraît figé. Le lieu semble conçu pour laisser circuler la lumière, les conversations, les retours de plage, les départs en pinasse et les fins de journée face au bassin. Une adresse à taille humaine, qui mise moins sur l’effet que sur la sensation.

La signature Starck, entre douceur et mise en scène
Philippe Starck donne à Villa Colette son langage intérieur. Ici, pas de geste spectaculaire, ni de folklore balnéaire appuyé. Le designer travaille plutôt l’atmosphère. Il compose un décor doux, précis, presque domestique, où chaque élément semble participer à une scène de vie. Tons poudrés, bois acajou, osier, miroirs arrondis, textiles graphiques, détails de vaisselle et lumières basses dessinent un univers raffiné sans rigidité. La force du projet tient dans cet équilibre. Starck ne plaque pas une signature sur le Cap Ferret. Il en capte l’esprit, le décale légèrement, le rend plus cinématographique. Les chambres prolongent cette sensation de maison au bord de l’eau. Certaines regardent le bassin, d’autres la pinède ou le village. Jardins privés, balcons et terrasses deviennent autant de respirations. Les salles de bains, inspirées des cabines de bord de mer, mêlent marbre, blancs lumineux et carreaux vernissés dans une écriture claire, presque tactile.

Vivre dehors, au rythme du Cap Ferret
La terrasse est l’un des points d’ancrage de Villa Colette. Face au jardin paysager et à l’immensité du bassin, elle accompagne les heures avec naturel. Le matin, le petit-déjeuner prend des airs de rituel. Le midi, le déjeuner se prolonge au soleil. L’après-midi, le tea time installe une pause plus précieuse. Le week-end, le brunch rassemble autour d’une proposition généreuse, entre œufs préparés minute, fruits de mer, poissons fumés, pâtisseries et esprit de maison ouverte.

Le Cap Ferret reste partout présent. Depuis l’hôtel, on part se baigner à marée haute, on embarque vers l’île aux Oiseaux, le banc d’Arguin ou la dune du Pilat, on file à vélo sous les pins, vers L’Herbe ou la plage de l’Horizon. Plus tard, on s’arrête dans une cabane à huîtres, les pieds presque dans l’eau, avant de rentrer quand la lumière baisse. Villa Colette ne propose pas seulement un séjour. Elle organise un rapport direct au paysage.

Une table lumineuse et un bar confidentiel
Au restaurant, le chef Benjamin Six signe une cuisine ouverte, précise, nourrie par les produits du bassin et des influences venues d’ailleurs. La salle imaginée par Philippe Starck joue avec les reflets, les matières claires, l’argenterie et la lumière. Un vaste puits de jour transforme l’expérience au fil des heures. Le déjeuner se vit baigné de soleil, le dîner prend des airs de moment suspendu sous le ciel. Plus secret, le bar cultive une autre facette de la maison. Dans son boudoir jaune citron, avec ses salons profonds, son piano et son esprit de refuge chic, il devient une scène de vie à part entière. Café face au bassin, thé après une sortie en pinasse, cocktail au coucher du soleil, conversations qui s’étirent. C’est peut-être là que se lit le mieux la patte Starck : dans cette capacité à transformer des gestes simples en instants mémorables.

Villa Colette Cap Ferret Starck Julius Hirtzberger terrace B0075963 Villa Colette

Une nouvelle adresse pour ralentir
Avec Villa Colette, Laurent Taïeb et Philippe Starck ne cherchent pas à redessiner le Cap Ferret. Ils en captent le tempo. Une maison solaire, élégante et libre, où l’hôtellerie devient art de vivre. On y vient pour le design, bien sûr, mais surtout pour cette sensation plus rare : celle d’un lieu capable de mettre le paysage au premier plan. Le bassin devant soi, les pins derrière, l’océan à quelques minutes. Et, entre les deux, une villa qui semble avoir trouvé le bon rythme.

Villa Colette
39 Bd de la Plage,
33970 Lège-Cap-Ferret
https://www.villacolette.com/

Total
0
Shares
Précédent
Zannier Île de Bendor, l’utopie solaire de Paul Ricard renaît
Zannier Ile de Bendor Ile de Bendor Overview © Zannier Hotels Villa Colette

Zannier Île de Bendor, l’utopie solaire de Paul Ricard renaît

À dix minutes de Bandol, l’île imaginée par Paul Ricard a rouvert ses portes

Suivant
Pierre Paulin, le design prend ses quartiers au musée Fabre
paulinhero copie Villa Colette

Pierre Paulin, le design prend ses quartiers au musée Fabre

Au musée Fabre, Pierre Paulin fait entrer le design dans une autre dimension

Tu pourrais aussi aimer